Mes premières années d’écriture. 1976 (suite)
Un mois après Metz, je remets ça avec le Festival de Science-Fiction de Salon-de-Provence, du 27 juin au 6 juillet.
Dans le n°10 des Soleils d’Infernalia je présenterai l’évènement comme un festival sans festival (En effet, voyant venir la catastrophe, les organisateurs avaient mystérieusement disparus).
Ambiance plutôt relâchée et discussions à la terrasse de l’Oriental, sur la place de la Fontaine moussue.
Parmi les présents : Dominique Douay, Michel Jeury, Philippe Goy, Jan de Fast, Georges Murcie, Claude Ecken, Richard D. Nolane, Charles Moreau, Yvon Cayrel, Bernard Blanc…
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Beaucoup d’échanges, beaucoup de projets autour des tables. Richard Nolane met au point son zine, Altaïr 9, projet esquissé à Metz. Michel Jeury corrige, au milieu du brouhaha, les épreuves de son roman Soleil chaud, Poisson des profondeurs et Jan de Fast nous raconte ses méthodes de travail. (Il enregistre directement ses romans sur magnétophone, puis sa femme corrige et fait des commentaires. Après quoi il tape la version définitive).
Ce fut une semaine de vacances au soleil, à discuter avec les amis. Et presque rien d’autre, à part quelques visionnages de films comme Phase IV.
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L’année se poursuit comme elle a commencé. Avec encore deux conventions SF et quelques collaborations à divers zines (Lidwine, Magnus…).
La septième convention nationale belge de Science-Fiction, Léodicon 1, alias Sfancon 7, se tient à Liège, du 22 au 25 juillet, autour de quelques pointures : John Brunner, Michel Jeury, Ian Watson, Philippe Curval, Bob Shaw, Herbert W. Franke (écrivain allemand).
Richard Nolane, Charles Moreau, Eric Batard, et quelques autres fans sont là. C’est mon premier séjour en Belgique.
John Brunner y présente une conférence où il démonte le cas Lobsang Rampa, cet anglais bon teint qui, après un chute sur la tête, se transforme en sage tibétain, détenteur de secrets millénaires (La robe de sagesse, Le troisième œil). Brunner doit présenter sa conférence en français, mais comme le texte français a été écourté (pas assez de temps côté traducteur pour livrer une version complète), c’est en anglais qu’il nous livre son exposé. Après la conférence, en compagnie de Richard Nolane et Charles Moreau, je rejoins Brunner à son hôtel où il fulmine contre les organisateurs, aux côtés de Ian Watson et de Bob Shaw.
Heurs et malheurs d’une convention tout à fait sympa malgré quelques incidents de parcours. On ne t’en veux pas pour autant Dominique Warfa
Je me souviens également d’une soirée où, à la recherche d’un resto, nous (Nolane, Moreau et moi-même) tombons sur Herbert W. Franke, lui aussi à la recherche d’un endroit où manger. Peu après, attablés, nous passons quelques heures à baragouiner un mélange de français, d’anglais et d’espagnol pour essayer de discuter avec l’auteur allemand qui ne parle que sa langue.
Sans oublier cette nuit dans un bordel (avec Eric Batard, Charles Moreau, Richard Nolane et Rysman) que nous passerons à boire, à discuter et à rigoler avant de nous lancer dans un round robin littéraire intitulé Anatomie d’un café liégeois en 2076. que je publierai dans le n°11bis des Soleils d’Infernalia. Comment nous sommes nous retrouvés dans un bordel ? Tout simplement en arrivant après minuit à l’école de jeunes filles qui nous sert de lieu d’hébergement. On s’est donc rabattu sur le premier lieu ouvert.
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