En début d’année je programme la prochaine dédicace boutique pour le 24 mars. L’invité sera Alain Damasio. Il accepte sans problème. Début février je contacte la distribution du Seuil. Je sens que mon interlocuteur n’est pas très chaud. J’envoie Kbis, RIB et confirmation de la commande par mail. Je leur dis que j’ai besoin de 40 exemplaires pour le 24 mars, en leur expliquant le contexte. Fin février je rappelle le distributeur. J’ai l’impression d’être un escroc tentant de leur voler 40 exemplaires de la Horde du Contrevent. Je suis de moins en moins motivé mais comme tout le monde insiste je maintiens la dédicace. Elle sera suivie d’un repas avec le groupe LyonSF. En plus du bouquin de Damasio, j’ai prévu une pile du n°2 de Géante Rouge qui présente un dossier Damasio. Et pour éviter la catastrophe je propose à Ivan Brun de venir dédicacer sa BD Low Life.
Le 15 mars nouveau coup de téléphone. La distribution du Seuil paraît toujours très distante. La personne que j’ai au bout du fil me confirme tout de même que j’aurai mes exemplaires. Le vendredi 24 mars, 2 heures avant la dédicace, un transporteur dépose un carton. Il contient 15 exemplaires du roman. Ecœuré je pars, laissant Pierre s’occuper de la soirée. Le lendemain matin j’ai un appel du distributeur. « Je vous rappelle que vous devez nous retourner les invendus le plus vite possible » Quels invendus ? Silence… Je raccroche.
Le lundi matin la facture est dans la boite aux lettres. Elle est réglée aussitôt. Adieu diffusion du Seuil et surtout pas à la revoyure. Si vous n’aviez pas joué au con on aurait vendu 25 exemplaires de plus, et encore, on aurait été en manque.
Là-dessus j’arrête définitivement les dédicaces à la boutique.
Peu après je lance un nouveau texte collectif dans les forums du Journanal : Les vampires du château de Val d’Enfer.
Arthur Gordon Pinpin et Mitsou, le chat, parviendront-ils à découvrir qui est le tueur de vampires ?
« Seul un seigneur de la nuit peut résider au château, poursuivit le comte. La présence d’un humain ou de tout autre créature serait aussitôt repérée. Nous autres vampires possédons des sens que vous autres mortels ne pouvaient imaginer. Ce n’est pas sans raison que nous régnons sur l’empire des ténèbres depuis des lustres. »
– Mais alors, miaula Mitsou, comment un vampire peut-il tuer un autre vampire ?
– Ça c’est à vous de le trouver. Vous êtes payé pour ça. La sommes vous convient-elle ?
Arthur Gordon Pinpin sourit, serrant contre lui son chapeau rempli à ras bord de pièces d’or.
– Je crois, ajouta-t-il, que mon partenaire se satisferait de la même somme que moi.
– Ach ! grommela le comte, ces humains finiront par me ruiner.
Et, sur ces mots, une nouvelle pluie de pièces d’or tomba du plafond. »
Ce texte collectif est définitivement perdu. Il s’agit du seul bout qui a survécu.
Fin mai : L’expérience des ateliers scientifiques et littéraires des Petits Débrouillards, avec les bibliothèques de Gerland et de la Guillotière, est reprise dans les coups de cœur enfants, du site de la bibliothèque municipale de Lyon. Avec bien sûr l’histoire créée avec les enfants : Les jumeaux et le monde en guerre.
Péronnik, par Daniel Capparelli.
6 juillet : sortie de mon roman Péronnik, chez Eons. Extrait :
“Le transrupteur moléculaire de Barnabé, en vente libre chez Brico Bribo (encore moins cher que pas cher, soit dit en passant), était l’arme la plus dangereuse de l’univers. Du moins le pensait-on car personne, pas même Barnabé, n’avait eu l’occasion jusqu’ici de l’utiliser, ou même tout simplement de l’essayer. Tout le monde se contentait de savoir qu’elle devait marcher et que dans ce cas elle devait être extrêmement meurtrière.
Chaque marzien en possédait au moins un.
Ce qui n’a rien d’étonnant. Les marziens sont les meilleurs clients de Brico Brico. Ils achètent tout et n’importe quoi. Ce sont vraiment de bonnes poires comme les marchands aimeraient en accueillir plus souvent dans leurs échoppes. Il suffit que l’un d’entre eux achète un quelconque produit pour que tous les autres suivent…”
Markus Leicht, de son vrai nom Jean-Marc Léger, est un écrivain français de littérature fantastique né le 17 octobre 1949 à Aire-sur-l'Adour dans le département français des Landes.
Sous les pavés la plage… Alors, à la naissance du jour, quand les rêves se replient dans leurs coquilles et qu’au regard la ville déploie ses perspectives géométriques, Jean-Michel, de sa lourde masse à dégrougner, enlève délicatement quelques pavés, bien au milieu de la rue. Mais jamais sous les pavés il ne trouve cette plage…
Récit autobiographique Quand ma mère dans ses crises de paranoïa criait contre tout le monde, quand ma mère hurlait contre les murs, contre le ciel lui-même, je m’évadais de chez moi et mes routes me conduisaient toujours jusqu’à ces passages caillouteux qui étaient semblables aux troubles qui s’emparaient de mon âme d’enfant. J’étais perdu….
7 La maman d’Enimal était en train de faire la vaisselle lorsqu’une petite boule de poils surgit par la fenêtre entrouverte et sauta dans l’évier. La brave dame, surprise, fit un bond en arrière. – Va-t-en, sale bête. Tu n’as rien à faire ici. Elle savait à quoi ressembler Zebda et le fait d’en avoir…
Début 1990 je rencontre Reedman, créateur avec Ambre et Pierre Citron d’Organic Comics, une petite structure qui publie divers zines de BD undergrounds. Il habite sur les pentes de la Croix-Rousse. Un après-midi, alors qu’il cherche un endroit où faire réparer des chaussures, il tombe sur une cordonnerie tenue par ma sœur et son compagnon….
Au début de l’année je rédige pour Bibliosurf, un portrait de Sylvie Denis. Je ne voulais pas faire quelque chose de trop classique. Je joue donc, pour l’occasion, la carte de l’humour. http://markus.leicht.free.fr/sf/sylviedenis.html Je poursuis quotidiennement mon Journanal de la SF, souvent avec l’aide de Jean-Bernard Oms, et je m’occupe toujours de l’organisation mensuelle…
3 Lorsque le lendemain, après l’école, les enfants se retrouvèrent dans leur arbre, ce fut pour constater que Zebda, leur protégé, n’était plus là. — On aurait dû l’enfermer, dit Ana, une pointe de tristesse dans la voix. — Il faut le chercher, ordonna Enimal. Il ne peut pas être très loin. — Le parc…