La météorite de Gerland 4
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Pendant que se déroulaient ces évènements, des chimistes, travaillant dans un centre de recherche militaire, faisaient d’étranges découvertes en étudiant les restes de la météorite. En particulier, des poches hermétiques, disséminées à l’intérieur du bolide venu de l’espace, qui contenaient un étrange magma en fusion.
Les chercheurs étaient de plus en plus convaincus qu’ils avaient entre les mains un artefact, un objet manufacturé conçu par une civilisation intelligente. Et ces réserves de matière bouillonnante n’étaient sans doute pas là par hasard.
Les poches de magma furent envoyées dans divers laboratoires, dont le P4 de Lyon. Car d’après les premières analyses, cette lave, constituée de nombreuses substances inconnues sur terre, semblait posséder de curieuses propriétés médicinales. Mais le plus étrange était que le bouillonnement de la matière dont elle était composée semblait ne jamais devoir prendre fin.
Bien que d’une manipulation délicate, cette curieuse substance finit par révéler quelques secrets. Très vite les virologues du P4 se rendirent compte que plusieurs virus, dont celui transmis par Zebda, perdaient leur capacité de réplication de leur acide nucléique, et cessaient donc de se propager dans l’organisme infecté, en présence de certains éléments chimiques contenus dans le magma. Les chercheurs, à partir de là, eurent tôt fait de synthétiser les éléments nécessaires à leurs travaux.
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Après l’évasion de Zebda de l’appartement d’Enimal, les services sanitaires et la police patrouillèrent toute la nuit dans le quartier de Gerland pour essayer de retrouver le fugitif. Dès le matin, des chiens furent amenés sur les lieux. Ils eurent tôt fait de trouver une piste qui conduisait au parc, à proximité du Rhône. La traque se resserrait autour de la bête inconnue.
Dès confirmation, une alerte fut lancée à toutes les unités en patrouille et l’accès du parc fut fermé au public.
Avec l’aide des chiens les policiers réussir à délimiter assez précisément la zone dans laquelle Zebda se trouvait. La piste qui avait conduit les limiers dans cette partie du parc n’en ressortait pas. Donc on pouvait en conclure que l’animal était toujours là.
Il fallait agir vite. Un PC d’urgence fut établi à proximité pour relayer les informations en provenance de la préfecture et des militaires vinrent seconder les policiers.
Des employés municipaux furent chargés d’installer des enceintes acoustiques tout autour de la zone circonscrite et en fin de matinée, sur ordre de la préfecture, du rap jaillit des baffles avec une violence inaccoutumée. Tout le parc semblait vibrer sous l’assaut des ondes sonores.
– Il est là, cria brusquement un policier, désignant la boule de poils qui se déplaçait dans l’herbe.
Zebda courrait dans un sens, s’arrêtait puis repartait dans une nouvelle direction. Il avait peur. Il était affolé. Il sentait le danger tout autour de lui. Il ne pouvait plus fuir nulle part. La musique lui faisait mal. Soudain il se figea puis plus aucun signe de vie ne parvint de l’endroit où il se trouvait. Des hommes équipés de combinaisons de protection s’approchèrent, jusqu’à le toucher.
Après l’avoir longuement examiné et palpé, un des hommes annonça :
– En apparence il est mort.
L’animal fut enfermé dans une cage et une voiture des services sanitaires l’emmena au laboratoire.
Dans les jours qui suivirent le corps de Zebda fut étudié sous toutes les coutures. L’animal était bien mort, tué par les ondes sonores émises par les baffles.
Les chercheurs firent de nombreux prélèvements sur l’animal. Il était porteur de deux types de virus. L’un était en apparence inoffensif pour les humains, mais nécessiteraient sans doutes de longues recherches avant que le moindre avis définitif ne puisse être donné. L’autre, par contre, était nettement plus pathogène. Il s’agissait de celui qui avait contaminé les gamins. L’analyse du métabolisme de Zebda permettait aux chercheurs de progresser rapidement. Si le virus était dangereux pour les humains il n’affectait absolument pas l’organisme de la petite créature arrivée de l’espace. Celle-ci semblait même s’en accommoder parfaitement.
A partir des travaux sur le magma trouvé dans la météorite et des analyses effectuées sur le corps de Zebda, les virologues du laboratoire P4 parvinrent à développer un vaccin. Et très vite on commença à tester celui-ci sur des animaux. Tout le monde travaillait dans l’urgence. On savait que le virus présent dans les organismes infectés pouvait finir par se réveiller avec des conséquences dramatiques.
Régulièrement, les enfants et l’adulte contaminés par Zebda étaient soumis à des examens. Pour le moment leur état de santé restait stable.
