Gare à la bête, de Philip José Farmer
Dans cette suite de Comme une Bête nous retrouvons Harald Childe aux prises, une fois de plus, avec ces étranges créatures venues d’un autre monde. Cette fois-ci ce n’est plus un, mais deux groupes qui s’intéressent à notre ex détective. Deux groupes en guerre depuis des temps immémoriaux, les Ogs et les Tocs. Mais qui est donc Harald Childe pour faire l’objet d’autant de sollicitude ? Une réincarnation de Lord Byron ? Ou autre chose encore ? Et pourquoi ces êtres, capables de prendre différentes formes animales, s’intéressent-ils à son énergie psycho sexuelle ? Quel pouvoir extraordinaire notre héros détient-il ?
Alors que le premier récit basculait plutôt du côté du fantastique, ce second épisode nous plonge en pleine science-fiction. Farmer se permet même, ici, de faire de Forrest J. Ackerman, le fan parmi les fans, un des personnages clés du récit.
Et une fois de plus Harald Childe va devoir payer de sa personne pour aller jusqu’au bout de cette extraordinaire aventure.
Bien sûr, comme dans le premier épisode, de nombreuses scènes sexuelles émaillent ce récit que l’auteur mène à un train d’enfer, conduisant personnages et lecteurs de surprises en surprises. Jamais Farmer ne semble autant s’amuser que dans ces aventures pornographiques dont il a le secret. Mêlant l’imagination la plus libre à une très grande érudition.
Depuis quelque temps on redécouvre Farmer et c’est tant mieux.
Gare à la bête, de Philip José Farmer. Le Jardin des Livres. 21 euros.
