Des journées à rallonges
Vivement que quelqu’un invente le temps élastique. Ainsi, nous disposerions toujours de 24 heures par jour, soit 86 400 secondes, — merci, Satyne —, mais nous pourrions étirer ou compresser les heures ou les minutes au gré de nos besoins, de nos fantaisies.
Je ne vous dis pas combien le Markus en userait, en abuserait. Pas le temps de terminer mon histoire en cours ? Suffit de tirer sur un coin et l’heure ne se contente pas de durer une simple petite heure, mais double, triple, quadruple, suivant le besoin. Sans effets physiologiques, sans augmenter la fatigue.
Avec moi les jours ne dureraient plus 24 heures, mais 48, 72 heures. Facile… Sans doute souvent plus. C’est qu’il en faut du temps pour narrer des histoires, pour conter fleurette, pour mettre des bêtises sur les pages de ses ami(e)s. Pour faire de belles ballades sur son petit nuage à vapeur.
On pourrait bien sûr inventer des montres à arrêter le temps, mais ce ne serait pas pareil.
Le temps élastique c’est ce qu’il y a de mieux. C’est la solution de demain. C’est souple. On rebondit dessus au fil des secondes, au fil des minutes, au fil des heures. Plus besoin de se dire qu’il est temps d’aller au lit, plus besoin de courir. En retard ? Hop on étire. Dans les bras de son amour, hop encore un coup pour que ce moment si doux dure le plus longtemps possible. Avec moi, je me connais, ce moment durerait toujours. Pas envie de se lever pour aller bosser hop on étire encore, pour rester au lit deux ou trois heures de plus. Pressé que le rendez-vous de demain arrive ? À l’inverse, on compresse pour y être plus vite. Itou lorsqu’on est pressé de terminer sa journée de travail. Le rêve.
Je ne vous dis pas comme ce serait bien. Le vrai bonheur ! Le bonheur à portée de chacun.
Ben, qu’est-ce qu’ils attendent les prix Nobel de physique pour inventer ça ?
Le temps élastique il n’y a que ça de vrai !
(Publié sur Myspace, au début des années 2000)
