En ce début d’année j’ai envie de tout abandonner. Je cherche un appartement et la situation est plutôt tendue à la boutique. Le 1er mai j’entre enfin dans un nouveau logement, dans le deuxième arrondissement de Lyon, que je vais occuper pendant 30 ans.
J’arrête mes différentes collaborations avec les éditions EGE. Je suis arrivé à saturation, après plus d’une centaine de textes.
Je sors le n°5 de Runes. Encore un contenu sympa. Une belle nouvelle de Sylvie Denis, Terminus en gelée, un texte du québécois Daniel Sernine, un article de Gardner Dozois sur Alice Sheldon (traduction de Nathalie Mège) et les indispensables Conseils estivaux de Tata Naphtaline (Nathalie Mège). Tout comme pour le N°11 des Lames, rien n’annonce à ce moment là que j’arrête l’édition de fanzines.
Mon nouvel appartement m’occupe bien. Il y a beaucoup de travaux à faire. André-François Ruaud viendra m’aider à retapisser le couloir.
Dans le même temps je remplace mon Amstrad par un PC AT. C’est le jour et la nuit. L’informatique devient une vrai passion. Bien vite André-François vient, une fois par mois, maquetter Yellow Submarine sur mon ordi.
De son côté Jean-Bernard Oms publie mensuellement son Carnage Mondain.
En 1989 j’arrête l’écriture. Ou du moins presque. J’écris quelques petits textes pour Fluide Glacial et je sors tout de même plusieurs microzines :
Le Hamburger vénusien, qui sera suivi de 2 répliques : Le Cassoulet de Cassiopée et une autre dont le titre m’échappe, par Sylvie Lainé et Nathalie Mège.
Puis viendront 2 numéros de Carnage sous marin, improbable croisement de Carnage Mondain et de Yellow Submarine, dans lequel il sera question de la grande saga de SF française : La Compagnie des Glaçons.
La même année, ma nièce lance une petite revue, Epis, dans laquelle paraissent plusieurs de mes nouvelles.