La transmigration de Philip K. Dick
Journanal 3000 est bien sûr une référence à mon premier blog. Ici, pas d’articles de fond. Juste de l’information brève et des liens sur un seul sujet par post, avec une pointe d’humour.
Philip K. Dick tout le monde le connait, ou presque. Ou du moins croit le connaître, ou presque.
C’est un écrivain. Un auteur de SF, un auteur de littérature générale. Je dis c’est, et non c’était, car un écrivain ne meurt vraiment que lorsque son œuvre sombre dans l’oubli.
Pour commencer voici une page en anglais. Elle présente une courte bio + 36 nouvelles du maître.
En français on consultera le vieux site de Gilles Goullet : Le ParaDick. Même s’il n’est plus à jour il reste une référence. Par contre ne croyez surtout pas l’info, au bas de la page d’accueil, qui essaie de vous envoyer sur une mauvaise adresse : L’URL de ce site est http://Le-ParaDick.fr/. C’est pas vrai du tout.
Pour la biblio française plus complète on peut passer par Noosfère.
En 1974, Dick est frappé par un éclair rose qui le fait basculer dans une crise mystique qui se poursuivra jusqu’à sa mort. Il essaie dans un journal personnel, L’Exégèse, d’analyser cette crise. Je vois, de façon toute personnelle, deux manières d’aborder L’Exégèse. Soit en picorant des bouts, au hasard. Soit en la lisant d’un bout à l’autre. C’est cette seconde méthode que j’ai choisie. Vous vous trouvez alors projeté dans la tête de l’auteur et pendant des semaines vous devenez mentalement Philip K. Dick. L’expérience est intéressante. Perturbante, mais intéressante.
C’est de cette crise que Dick tirera sa trilogie divine.
Le dessinateur Robert Crumb publie en 1986, dans Weirdo #17, une coure BD, The Religious Experience of Philip K. Dick, qui s’inspire de cette crise mystique.
En 1977, lorsqu’il vient à Metz, dans le cadre du festival de science-fiction, il provoquera de nombreuses réactions lors de sa conférence. J’y étais et j’ai vu les gens sortir de la salle avec de drôles de tête.
L’actualité de Dick, c’est sur Dickien, un site français.

Toute sa vie Dick traversa des périodes assez troublées. Au début des années 70 il envoya diverses lettres au FBI, pour dénoncer une mystérieuse organisation néo nazie qui voulait provoquer une troisième guerre mondiale, avec l’appui d’auteurs de SF.
On a beaucoup parlé aussi des rapports de Dick avec la drogue. Voici un fort intéressant article sur le sujet : Étincelles d’un cerveau cramé, la drogue dans l’œuvre de Philip K. Dick, de Jérémy Zucchi.
S’il faut choisir un roman dans la bibliothèque Dickienne, c’est Ubik qui me vient tout de suite à l’esprit, avec cette fin qui ouvre de multiples portes.
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Ne grattez pas trop fort le décor qui vous entoure, vous vous retrouveriez dans l’Empire Romain. Car le monde n’est qu’un simulacre. Du moins si j’en crois un certain auteur.
Pour en savoir un peu plus :
Pouvoir et dystopies temporelles chez Philip K. Dick, d’Hervé Lagoguey.
Philip K. Dick, de la mystification à la psychose : des réalités malmenées (1928-1982). Un podcast.
Regards sur Philip K. Dick, un autre podcast, en quatre parties.
13 nouvelles en anglais sur le site du Project Gutenberg.



