Nouvelles

  • Cut/up

    William Burroughs lisait pour la troisième fois un court roman de Sturgeon. Peut-être « Some of your blood ». Je ne suis plus sûr. De Burroughs non plus. Cela se passait il y a longtemps. Du côté de 1965, à moins que ce ne soit un peu plus vers le nord, du côté de 1966. Mais même…

  • De quelques apocalypses douces : Décompte

    Ecrit à la fin des années 70, ce récit met déjà en scène un ordinateur personnel. A l’époque c’était vraiment de la science fiction. Aujourd’hui c’est devenu un texte bizarre. D’autant plus que certaines références sont aujourd’hui totalement perdues dans les brumes de l’oubli collectif.   ALERTE ! PROCESSUS D’AUTODESTRUKTION AMORCE. Programme n°7. Les mots…

  • Jérémie

    Presque chaque matin Jérémie quittait son appartement avec son escabeau en alu sous le bras. Un peu encombrant, au passage, le dit escabeau. 15 marches. Acheté au rabais chez Bricobrico, « Tout pour la maison, pour moins cher que pas cher ». Jérémie avait toujours eut le chic pour dénicher les bonnes affaires et il n’était pas…

  • La tempête courbe nos demeures

    En ce moment la tempête courbe nos demeures et nous attendons la fin des offrandes. Les arpenteurs et les cartographes sont partis juste avant les premiers orages. Leur mission sera longue. Jani les accompagne. Elle doit achever ses rites d’évolution. De nos douleurs et de nos pleurs, nous l’accompagnons dans son accomplissement. Car celle que nous avons…

  • La tarte aux poireaux

    Tous les lundis Mamie Philomène préparait sa succulente tarte aux poireaux. Il s’en souvenait comme si c’était hier. Elle lui avait même appris la recette. Malheureusement, le temps était passé et il l’avait complètement oubliée. Comment diable avait-il pu commettre ce sacrilège, ce crime de lèse majesté ? Il avait bien essayé de retrouver les gestes……

  • Éléphant du Matin…

    Ce matin là, en ouvrant les yeux, Jéro Jéroboam, second du nom, eut le regard attiré par un éléphant posé sur le rebord de sa fenêtre. Cela était d’autant plus étonnant qu’il habitait au trente septième étage d’une tour qui montait presque jusqu’au ciel tellement elle était haute. Or un éléphant, – certains me citeront…

  • La Maison des Arcanes

    La première lame   Arrivé au dernier étage de la vieille bâtisse je m’arrêtai pour reprendre mon souffle. A l’entrée du couloir, assis sur une chaise, un homme attendait. De l’endroit où je me trouvais, son visage, plongé dans l’ombre, paraissait un abîme insondable car je ne pouvais apercevoir ses traits, dissimulés par le large…